ECOLE CHEVALERESQUE
Arts Martiaux Historiques Européens




Pas d'Armes historique - Histoire vivante

Forts de notre expérience martiale chevaleresque, nous reconstituons et organisons un tournoi de chevaliers en lice pour les armes de pied, avec son protocole, décors, costumes et armures historiques.


Le pas d’armes est un tournoi où s’affrontaient les chevaliers à pied, en duel, dans un enclos appelé la Lice. Ils combattaient, avec les armes nobles et tentaient de gagner le prix du pas.

La spécificité de ce genre d’affrontement réside dans la dimension théâtrale et majestueuse des confrontations, selon une réglementation et un protocole de défi précis, qui permet à un champion de mettre en évidence ses qualités et s’illustrer sur le champs d'honneur.


Les Chevaliers du Saint Esprit de Montpellier.

du XIVème siècle au XVIème siècle



La Confrérie du Saint-Esprit :
C'est une oeuvre caritative fondée au XIIème siècle, probablement «la plus ancienne des institutions de charité». Il fonda aussi à la même période l'Ordre des Hospitaliers du Saint-Esprit.

Gui de Montpellier (env. 1160 - 1208) :
Gui Quatrième fils de Guilhem VII est le fondateur de l'ordre du Saint-Esprit de Montpellier, premier véritable hôpital qui acceuille et soigne toutes les miséres. Le pape innocent III reconné l'existence de l'ordre dans une bulle en 1198. L'emplacement de l'hôpital était situé au faubourg du Pyla-Saint-Gély, détruit en 1562 par les calvinistes.
Le but de Gui est de reproduire, le divin idéal de la charité, par un caractére d'universalité du soulagement de toutes les misères (corps, âme , esprit). Il receuille les enfants, s' occupe de l’éducation de la jeunesse receuillie par l'ordre, de l'assistance de toutes les misére, et de l'hospitalité aux personnes de toute conditions. La foi en acte c’est exercer la charité. La charité n’est ni une idée ni un sentiment, c’est un exercice en faveur du prochain. l’exercice de charité et d’hospitalité est préconisé comme acte de justice.

Croix des Hospitaliers du Saint-Esprit de Montpellier :
Les ordres hospitaliers et militaires avaient tous pris comme signe distinctif, à l'exemple des croisés, une croix de forme et de couleur variée, Gui adopta pour son ordre une croix blanche, à double traverse, a branches évasées. Au debut de l'ordre les armes sont : d'azur à une croix d'argent à douze pointes. Au XVème siècle le champ d'azur fait place à un champ de sable surmontée d'un saint esprit d'argent. Sa couleur est symbole de pureté et d’amour, ses septs branches rappelles les vertus chevaleresque : foi, espérance, charité, prudence, justice, force et tempérance. Ses douzes pointes représentent les douzes force de l’âme. Cette croix est double, parce que les membres de l’ordre s’imposent un double fardeau, qui est de travailler à leur propre salut et de s’employer au soulagement de leurs semblables.



La milice au XIVème siècle :
Des laïques furent aussi réunis dans une milice de l'ordre fondée au XIIIe siècle. Elle était constituée de laïques, certains mariés, qui portaient le titre de chevalier (bulle du pape Alexandre IV de 1256). Ajoutons enfin que la confrérie contribuait puissamment au maintien de la paix et de la concorde parmi les citoyens ; les réglements faisaient aux confrères un devoir de soumettre tous leurs différends à l'arbitrage des prieurs et de mettre avec zèle toute leur influence au service de la paix publique.



Les chevaliers XVème
En France au XVème siécle voit la propagation de la confrérie. Composée de laïcs qu'on regardait comme chevalier, et de personnalités illustres (Charles VIII, roi de France, Henri VII, roi d'Angleterre, la reine Élisabeth d'York, Marie de Bourgogne, Jean et Christine de Danemark, Jacques IV d'Écosse, l'empereur Maximilien Ier, la reine de Pologne, le roi Louis XII de France, etc. furent par exemple membres de la Confrérie) et diverses, voulant aider les pauvres et les malades.
La noblesse et la riche bourgeoisie tenaient à honneur de se faire inscrire sur le registre des confrères et de s'associer aux bonnes œuvres de l'Ordre, et contribuer à son essor et son influence. Dès lors et pendant deux siècles, les pages se couvrent de noms illustres.



Les chevaliers XVIème
C'est le 31 décembre 1578, qu’Henri III fonda l’«ordre et milice du Saint-Esprit». Ses membres doivent être catholiques, d'une noblesse héréditaire remontant au moins à leur arrière-grand-père, et avoir au moins trente-cinq ans. Tous les chevaliers du Saint-Esprit étaient faits chevalier de l'ordre de Saint-Michel avant leur réception et portaient de ce fait le titre de «chevaliers des ordres du roi». Sa devise était «Duce et Auspice» : Sous la direction et la protection (du Saint-Esprit). L’ordre du Saint-Esprit fut, pendant les deux siècles et demi de son existence, l’ordre de chevalerie le plus prestigieux de la monarchie française.